Forum sur la gouvernance internet

AFRIQUE CENTRALE - MALABO 2015

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Introduction

Dans un temps relativement court, l’Internet est devenu un des instruments indispensables de la société d’aujourd’hui. La prise de conscience croissante de l’impact de l’Internet sur la société a conduit à un large consensus pour construire une société de l’information, et porter la question de la gouvernance de l’Internet sur le devant de la scène.

L'avènement de l'Internet et principalement du Web comme média de masse confère aux TIC une dimension sociétale beaucoup plus importante. L’Internet est un outil public indispensable pour améliorer les standards de vie et renfoncer l'économie,le dialogue des cultures, la paix et la démocratie dans le monde.

L’Afrique fait partie des zones géographiques du monde qui ne s’intègre que très longtemps et assez péniblement dans la dynamique de la société de l’information. L’Afrique, elle même en premier, devrait se donner des moyens pour s’impliquer dans le développement d’un Internet ouvert, opérationnel et stable, en participant aussi de façon active dans la dynamique de la gouvernance de l’Internet. L’absence, ou la faible implication de l’Afrique dans le processus de la gouvernance de l’Internet a sans aucun doute des implications négatives sur son développement social, politique et économique.

La nécessité de mettre l’accent sur les questions de gouvernance dans le monde en développement, particulièrement en Afrique, a souvent été évoquée. En effet, dans de nombreuses rencontres (UN Task Force TIC des Nations unies, le G8 DOT Force …), il a été reconnu que le renforcement de capacité des personnes et des institutions peut améliorer la participation de ces dernières dans les débats sur la question de la gouvernance de l’Internet.

En dépit des efforts considérables déployés jusque-là au niveau des politiques internationales, le ‘pont’ entre le TIC est le développement n’est pas encore totalement achevé. On n’a pas encore en Afrique la nette conviction que l’Internet peut améliorer la qualité de la vie, et permettre plus facilement de trouver des solutions aux problèmes de développement beaucoup plus facilement que l’on fait les pays développés. Les choses commencent peu à peu à bouger dans ce sens même si les acquis en termes d’accès, de contenu et multilinguisme, de stratégie et de réglementation restent encore insignifiants.

Le développement de l’Internet, ou le développement tout cours, a un lien direct avec les questions de politique mondiale sur l’Internet, c'est-à-dire de gouvernance de l’Internet. La plupart des pays africains ne sont pas très actifs dans les débats sur l’Internet et sa gouvernance. Par conséquent, ils n'ont pas aujourd’hui la capacité technique, politique et stratégique nécessaires pour participer à ces nouveaux processus.

En outre, la gouvernance de l’Internet est un nouveau domaine complexe à cause de son caractère multidisciplinaire, qui englobe une variété d'aspects, notamment la technologie, la socio-économie, le développement, le droit et la politique.

En élevant la dimension de la recherche sur la gouvernance d'Internet et en offrant un cadre plus large fondé sur le développement des TIC en relation avec les besoins locaux, l’Afrique pourrait s’impliquer plus efficacement dans le débat mondial sur la gouvernance d'Internet.

Les pays africains doivent participer de façon significative dans le processus de la GI. Les efforts visant à la sensibilisation croissante sur questions de politique concernant la GI aux niveaux national et régional vont devoir non seulement améliorer la compréhension des enjeux, mais aussi créer des moyens de s'assurer que les besoins des populations des pays en développement sont pris en considération à travers les régimes internationaux de la gouvernance des TIC.

Le FGI - AC est un cadre pour instaurer un dialogue sur les questions de gouvernance de l’Internet dans la sous région Afrique centrale. Cette prise de conscience quelque peu tardive est aujourd’hui nécessaire non seulement pour faire le point sur le processus post-SMSI, mais également se situer dans ce qui s’est dit et fait au cours du processus du IG depuis Athènes jusqu’à ‘la porte’ de Nairobi. C’est l’unique façon de mieux s’armer pour développer une compréhension commune des problèmes réels de gouvernance Internet propres à la sous-région. Ceci passe par le renforcement des capacités en stratégies pour permettre enfin une participation significative des parties prenantes de l’Afrique centrale dans l’ensemble de la dynamique mondiale du développement des TIC et de la gouvernance de l’Internet.

Les résultats du FGI - AC seront dans la mesure du possible soumis et présentés à la 4ème Forum de la Gouvernance Internet Afrique (AfIGF) du 06 au 08/09/2015 à Addis-Abeba, Ethiopie et au FGI (Forum de la Gouvernance Internet) du 10 au 13 Novembre 2015 à João Pessoa, Brésil.